Aller au contenu
Herbe avec rosée
Photo @Sarah Bouasse

Table des matières

Il ne doit pas être loin de 15 h, la table est débarrassée et le lave-vaisselle lancé. Vous êtes dans le jardin, tranquillement vautré dans une chaise longue avec un livre dont les mots commencent étrangement à vous bercer… quand un vrombissement vous tire de cette délicieuse torpeur. C’est la tondeuse de ce voisin qui a décidément le don de vous faire chier.

Maigre consolation : cette odeur d’herbe qui vient vous chatouiller le nez. Une odeur délicieuse, champêtre, pleine de vieux souvenirs… et qui, pourtant, n’a pas vocation à vous faire plaisir. Mais alors pas du tout. En réalité, si les brins d’herbe se donnent la peine d’émettre dans l’air cette molécule très caractéristique appelée cis-3-hexenal, c’est en réponse directe à votre voisin et à sa foutue tondeuse. Comme de nombreux autres végétaux, l’herbe possède une stratégie de défense face aux agresseurs que, faute de jambes, elle ne peut pas fuir.

En l’occurrence, le cis-3-hexenal suffoque les insectes qui s’attaquent à elle, active la cicatrisation des feuilles et sert de message d’alerte pour les plantes voisines, qui peuvent ainsi se préparer à une éventuelle attaque. Voilà le genre de culture G qui va vous faire briller à la machine à café, quand les vacances seront terminées.

Mais n’y pensons pas.

Par Sarah Bouasse

commentaires

Dernier

Les vins turcs, encore inconnus au bataillon

Les vins turcs, encore inconnus au bataillon

Désormais, on connaît les vins grecs, arméniens, géorgiens, libanais… En ignorant tout des crus d’un pays qui s’appelle la Turquie. En turcophile éblouie, Marcelle est allée enquêter dans les bars à vin d’Istanbul.

Membres Publique
village georgien

Réflexions géorgiennes

En 2018, Romain choisit de passer ses vacances d’été en Géorgie. Un choix qui l’amènera chez Gidi, dans le village de Sighnaghi, et nourrit encore sa réflexion.

Membres Publique
Les odeurs de l'été : Le monoï d’Yves Rocher

Les odeurs de l'été : Le monoï d’Yves Rocher

Je viens d’avoir mon bac. Cette année encore, je suis allée chez Yves Rocher pour acheter (deux pour le prix d’un) ce shampooing-douche au flacon bleu dont l’odeur me rend dingue, et je l’ai mis dans ma valise de l’été. À force de répétition,

Membres Publique