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Mes débuts dans le monde du vin se situent à Bordeaux, pendant mes années en école d’ingénieur agricole. Même si ça remonte, j’ai gardé un attachement fort aux vins qui ont initié mon palais. Et notamment à une catégorie que l’on ne regarde clairement plus assez aujourd’hui : les vins doux, moelleux, liquoreux, bref ces vins qui assument leur dose de sucre.
Pour ma part, j’adore ça. Ils ont un côté roudoudou très cocooning, je les apprécie beaucoup en fin de repas, à la place du dessert, pour une touche gourmande et complexe : fruits confits, agrumes, miel, épices… Pour les plus téméraires, quelques gouttes dans une huître vous feront redécouvrir des saveurs incroyablement riches, entre sucré et salé ! En cocktail avec un trait de tonic, c’est également très appréciable et plus léger, parfait pour l’été.
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Et à Bordeaux, évidemment, les vins doux et fruités, on sait faire. Les grands Sauternes ont depuis longtemps acquis leurs lettres de noblesse, mais il existe aussi plein d’appellations plus discrètes et plus accessibles qui méritent qu’on s’y intéresse comme Loupiac, que j’adorais quand j’étais en école, ou encore Barsac ou Cadillac.
Il y a également Cérons, petite appellation bordelaise dont j’avais justement envie de vous parler aujourd’hui ! On en déguste une, et pas n’importe laquelle : Le Château de Cérons himself ! Abricot, écorce d’orange, miel, un vin ample, riche et généreux, à siroter en prenant son temps, ou à accorder avec de la cuisine épicée, asiatique ou maghrébine, miam !
Par Diane Souquière