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Ce samedi, c'est la Gay Pride. J'ai demandé à quelques-uns de mes potes gays quels vins ils comptaient boire pour l'apéro avant la soirée. Bien sûr, ils se sont tous moqués : aucun d'eux n'avait prévu de boire du vin. Les raisons :
1/ Du vin par 33 degrés annoncés ? Ça ne fait rêver personne. Un rosé piscine pourrait-il sauver la mise ? Même pas, car qui dit bouteille de rosé dit seau à glace, table et chaise pour chiller. Pas trop l'ambiance gay pride, à part le rose.
2/ Tous les bars du Sentier auront une terrasse extensible autodéclarée. Lisez : la tireuse quittera le comptoir pour se retrouver dehors, un stand mojito sera improvisé sur le trottoir, le Red Bull sera servi en poche, intraveineuse fournie. Autant vous dire qu'un sommelier avec son tire-bouchon n'a rien à faire dans ce paysage.
3/ Le milieu gay regorge de petits chimistes et le GHB récréatif y est un standard. Là, normalement, vous découvrez que le GHB, aka la drogue du violeur, peut avoir des vertus récréatives. La réponse est oui… à condition de ne pas le mélanger à une goutte d'alcool. Même chose pour le protoxyde d'azote, ce gaz hilarant visiblement très plébiscité lors de la Fête de la musique. Alors, boire ou euphoriser, il faut choisir.
4/ Votre bouteille de vin en verre, qu'en faites-vous une fois qu'elle est vidée ? Vous cherchez la poubelle la plus proche, qui sera bien sûr full blindée, vous la posez en équilibre précaire et êtes assurés que 3 minutes plus tard elle est par terre et qu'il y a du verre partout. De même pour les verres à vin que vous aviez pris avec vous, parce que vous n'alliez tout de même pas picoler votre vin dans des verres à pinte en plastique.
5/ Bref, décidément, le vin ne nous semble pas être la boisson la plus adaptée pour ce type de manifestation, et si vous croisez une bouteille de vin lors de cette Gay Pride, nos hommages à elle !
Par Diane Souquière