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Quand les règles font tourner le vin : clichés et autres conneries

Les règles qui font capoter les vendanges, le vin en bouteille ou même le poisson. Petit tour des clichés bien ancrés.

Vin rouge qui explose du verre
Photo @Jakub Klucky

Table des matières

Quand les Anglais débarquent, les clichés eux aussi rappliquent ! Petit florilège non exhaustif des croyances autour de ces mystérieuses pertes sanglantes qui obéissent à la lune. Alors, vrai… ou faux ?

Les règles font capoter les vendanges

Un ancien conservateur du Musée d’archéologie de Bordeaux, Camille de Mensignac (1850-1926), avait noté qu’au moment des vendanges, on se garde de laisser pénétrer une femme le jour du pressage et pendant tout le temps de la fermentation dans le cuvier, de peur qu’elle et ses potentielles ragnoutes ne fassent “aigrir” la vendange.

Les règles sont la preuve que le Malin nous possède

Au Moyen Âge, les femmes endolories par des règles trop violentes pouvaient être accusées de sorcellerie, une manifestation qui prouvait que Belzébuth s’était emparé des menstruées. Notons que l’endométriose ne sera reconnue qu’en 1927 !

Les règles font saigner des dents

Mythe ou réalité ? Plutôt vrai ! Les règles accentuent le risque de gingivite, et les gonzesses réglées seraient dans un état de plus grande sensibilité aux allergènes. De même, les règles peuvent assombrir l’humeur, faire gonfler le bide, péter les veines et provoquer la courante. Que du bonheur !

Se foutre à poil devant des plants de vigne les rendrait stériles

Oui, une femme nue dans les vignes et ce sont des ceps traumatisés qui jamais ne repousseront correctement… Autre variante viticole : une femme en “période d’éloignement” ne doit nullement toucher aux bouteilles de vin, car elles se transformeraient illico en vinaigre.

Le sang des règles passe pour être un puissant insecticide

Aux temps jadis, point n’était besoin de Roundup, de bouillie bordelaise ou de glyphosate ! La solution se trouvait entre les jambes des donzelles, qui répandaient du sang un peu partout chaque mois — attendu que la petite culotte blanche n’est arrivée que dans les années 20. S’il était établi qu’une femme réglée pouvait poser l'œil sur un essaim d’abeilles pour le décimer, on collectait ce sang non pour faire du boudin, mais pour lutter contre les chenilles amatrices de choux !

Les règles, un gros souci pour les sushis

Patrie d’une imagerie kawaii et de traditions délicieusement rétrogrades, le Japon a vu naître les maîtres-sushis dès le XIXe… Mais de maîtresses-sushis, point ! Bas les pattes, les radasses. Que craignait-on ? Le poisson pas frais ! Touché par une femme réglée, il aurait forcément mauvais goût.

Par Marcelle Ratafia

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